16th of November, 2017

Today, I attended a conference entitled « Ecology : exploitation of the territory and collective resistance » within the scope of the Latino America Festival, “a month around the struggles and the dreams in Latin America“. I do not really have time for personal activities in my life currently, but I guess that events about Latin America and animal liberation are more important than the rest ! 😉
A documentary called “Cuentan y Cantan” by Françoise Chambeu was shown. It is about the fight for the preservation of water and against the dominance of big companies in Peru. You can find the documentary here but it’s in Spanish with French subtitles, I do not know if an English version exists.
In Northern Peru, the emptying and thus the destruction of several lakes is planned, in order to extract gold on one hand and to use them as reservoirs of mining waste on the other hand. It goes without saying that these actions would have an enormous impact on the ecosystem and also on the population’s and the animals’ health, because of the pollution of the elements.

The event was very interesting, besides I liked watching the original version of the documentary (in France, documentaries and movies in foreign languages are dubbed most of the time…), I’m amazed each time I hear latin American Spanish !
I am going to sum up what is in the video, obviously it will not be as interesting as the event was but I try anyway. Oh and it ended with a vegan meal, what a marvelous surprise ! I was not expecting that much.

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In this documentary we can hear the testimonies of different women who fight for the preservation of their territory, here in particular for their waters. « Nuestras lagunas no les tocarán », « they will not take our lagoons from us ».

One of the significant differences between our culture and the culture of this population is the relationship with nature. Our civilisation sees nature (and animals) as resources. Conversely, they do not consider water, the land, the sun,… as resources, but as living beings. The Pachamama (Mother Earth) is essential and the respect towards this “Earth-goddess” is necessary. Therefore these Peruvians are against the exploitation of natural elements and the implementation of big economic projects (“megaprojects”), that disturb the natural balance that is vital to their everyday life.
In the documentary, we can see that woman who wonders what will happen to their lands in the next decades if they let the companies exploit the territory and realise all their projects. In her opinion, their struggle should not stop, because if they give up they will be responsible of the non-survival of their descendents.
However, those who are part of this struggle risk their lives : Latin America is the region in the world where the rate of assassinations of human rights defenders is the highest ; for example, 61 activists have been killed in Peru between 2002 and 2013. These defenders are often considered as terrorists (makes me think of the ALF – Animal Liberation Front – that is considered as an ecoterrorist organization…) and face fake accusations that allow those who are bothered by them to keep them in jail for a long time.

« Multinational corporations can own all the gold in the word, but they cannot benefit from the power of Mother Earth. »

After this screening, Q&A and a debate took place, with the presence of a member of the Guatemala Collective. This collective acts, inter alia, in favour of justice regarding crimes of the past (like the genocide of the Mayas) and for the defense of the territory.

PS : It’s not the type of subjects I usually post about but, for information, I feel concerned about what is related to Latin America. The problem is that because of my studies I do not have time to enquire about the topics I am interested in, for exemple I have no time to read about South American news (nor national news by the way), I’ll read more things about all this after my graduation ! 🙂

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16 novembre 2017

Aujourd’hui, j’ai assisté à une conférence intitulée « Ecologie : exploitation du territoire et résistance collective » dans le cadre du Festival Latino América, “un mois autour des luttes et des rêves en Amérique Latine”. Je n’ai pas vraiment de temps pour des activités personnelles dans ma vie actuellement, mais il faut croire que les événements portant sur l’Amérique latine et sur la libération animale passent avant le reste ! 😉
Il s’agissait de la projection du documentaire “Cuentan y Cantan” de Françoise Chambeu, qui traite de la lutte pour la préservation de l’eau et contre la mainmise des grandes entreprises au Pérou. Vous pouvez retrouver ici ce documentaire, en espagnol sous-titré français.
« Les femmes “ronderas” de Cajamarca, en lutte pour la défense de l’eau, prennent la parole. Avec force et dignité, elles nous racontent leur participation dans la lutte, nous confient leurs motivations, leur indignation face à la répression, nous parlent font de leurs espoirs de victoire. Elles chantent la résistance, la solidarité, l’avenir. »
Dans le nord du Pérou, le vidage et donc la destruction de plusieurs lacs est prévu, afin d’en extraire l’or d’une part et de les utiliser comme réservoirs de déchets miniers d’autre part. Cela va sans dire que ces actions affecteraient grandement l’écosystème et également la santé de la population et des animaux, du fait de la pollution des éléments. (Pour en savoir plus : Solidarité Cajamarca)

La soirée fut passionnante, de plus j’ai aimé voir ce documentaire en VO (en France les gens ont une fâcheuse tendance à toujours tout doubler…), je suis tellement émerveillée à chaque fois que j’entends de l’espagnol latino américain !
Je vais faire un petit résumé de ce qu’on entend dans la vidéo, évidemment ce ne sera pas aussi intéressant que l’a été l’événement mais je tente quand même. Ah et le tout s’est terminé sur un repas vegan, quelle merveilleuse surprise ! Je n’en espérais pas tant.

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Dans ce documentaire, nous pouvons entendre les témoignages de différentes femmes qui luttent pour la préservation de leur territoire, ici en particulier de leurs eaux. « Nuestras lagunas no les tocarán », « ils ne nous prendront pas nos lagunes ».

L’une des différences notables entre notre culture et celle de cette population est le rapport à la nature. Notre civilisation considère la nature (et les animaux) comme des ressources. Au contraire, ces Péruviens ne considèrent pas l’eau, la terre, le soleil,… comme des ressources, mais comme des êtres vivants. La Pachamama (Terre-Mère) est essentielle et le respect envers cette “déesse-terre” est nécessaire. Ils sont donc opposés à l’exploitation des éléments naturels et à la mise en oeuvre des grands projets (“mégaprojets”) économiques, qui dérangent l’équilibre naturel vital à leur quotidien. Dans le documentaire, nous pouvons voir cette femme qui se demande ce qu’il adviendra de leurs terres dans les décennies suivantes s’ils laissent les entreprises exploiter le territoire et concrétiser tous leurs projets. Elle estime que leur combat ne doit pas cesser, car s’ils abandonnent ils seront responsables de la non-survie de leurs descendants.
Toutefois, ceux qui prennent part à ce combat risquent leur vie : il faut savoir que l’Amérique latine est la région présentant le plus fort taux d’assassinats de défenseurs des droits humains ; à titre d’illustration, 61 activistes ont été tués au Pérou entre 2002 et 2013. Ces défenseurs sont souvent qualifiés de terroristes (ça me fait penser à l’ALF – Animal Liberation Front – qui est considérée comme une organisation écoterroriste…) et font face à de fausses accusations qui permettent à ceux qu’ils dérangent de les maintenir incarcérés pendant de longues périodes.

« Les multinationales peuvent posséder tout l’or du monde, mais elles ne peuvent pas bénéficier du pouvoir de la Terre-Mère. »

Suite à cette projection, ont pris place des questions/réponses, un débat, avec la présence d’un membre du Collectif Guatemala. Ce collectif agit entre autres en faveur de la justice vis-à-vis des crimes du passé (tels que le génocide des Mayas), et pour la défense du territoire.

PS : Ce n’est pas le genre de sujets que je traite habituellement mais, pour info, je me sens concernée par tout ce qui touche à l’Amérique latine. Le problème est qu’avec mes études je n’ai pas le temps de m’informer sur les sujets qui m’intéressent, par exemple je n’ai aucunement le temps de lire les actualités sud-américaines (ni nationales d’ailleurs), je me renseignerai davantage sur tout cela une fois diplômée ! 🙂

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